Le ministre des Affaires étrangères yéménite : L’accord de Stockholm n’inclut pas le retrait unilatéral

Le Ministre yéménite des Affaires étrangères, Khaled Al-Yamany a déclaré à Asharq Al-Awsat que le mécanisme tripartite du comité de coordination du redéploiement à Al-Hodeida  signifie que toutes les parties (le Gouvernement yéménite, les Nations unies et Houthis) doivent vérifier le retrait.
Il n’existe pas  dans l’accord de Stockholm ni dans le  droit international ce qu’on appelle un  retrait unilatéral à Hodeida.
« Même si nos forces procèdent à un quelconque retrait, les Houthis de la Commission tripartite ont le droit de vérifier ce retrait.
« Le Ministre a fait cette déclaration après l’annonce des  Nations Unies que les Millices Houthis soutenues par l’Iran procéderait à un retrait qui commence le samedi 11 mai  et se termine trois jours plus tard, selon un plan qui, le cas échéant, sera le premier après l’intransigeance depuis près de cinq mois depuis l’entrée en vigueur de la trêve et des accords signés en Suède en décembre 2018.
Le Ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a publié des photos de Al-Hodeida, en déclarant sur son compte Twitter :
« Des signes encourageants de la pire crise humanitaire dans le monde, avec des informations selon lesquelles les Houthis auraient commencé à se retirer (sous les auspices des Nations Unies) des ports de Hodeidah, Salif et Ras Issa, au Yémen ».
Des responsables du Gouvernement légitime et des militants yéménites ont décrit le pas des  Houthis comme une autre pièce de théâtre semblable à celle dirigée par les milices le 30 décembre.
« Si les retraits actuels font partie des retraits ultérieurs, nous jugerons les choses après qu’elles se produisent et nous procéderons à une évaluation de ce qui a été réalisé », a-t-il déclaré.
Le Gouvernement yéménite n’accepte aucune action unilatérale non soumise aux normes de contrôle énoncées dans les résolutions du Conseil de sécurité 2451 et 2452 et n’adhère pas au concept d’opérations pour lequel nous travaillons depuis des mois.
Le ministre a ajouté: « Le processus de retrait des milices Houthis des ports sans la supervision et le contrôle du Comité de coordination pour le redéploiement constituera une violation de ce qui a été convenu ces derniers mois.
 L’opération, sans contrôle, annihilera les efforts de la communauté internationale pour fournir un service gratuit aux milices Houthis pour reprendre le jeu du retrait unilatéral, qui a été mis en place précédemment dans le port de Hodeidah le30 décembre 2018 « .
Il ajoute : l’Accord de Stockholm, en termes de contenu juridique, est un mécanisme de confiance instaurant des consultations politiques globales, les Houthis ne coopèrent pas avec la communauté internationale et le gouvernement yéménite, comment pouvons-nous être sûrs qu’il s’agisse de décideurs et qu’ils ne sont pas guidés par l’Iran?